Merz, Macron et Meloni appellent à une simplification massive des règles européennes pour relancer la compétitivité de l’UE (AP)
Merz, Macron et Meloni appellent à une simplification massive des règles européennes pour relancer la compétitivité de l’UE (AP)

Les dirigeants de 19 pays de l’Union européenne, dont le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, ont appelé mardi à une vaste initiative de simplification administrative au sein du bloc. Dans une lettre adressée au président du Conseil européen, Antonio Costa, ils exhortent Bruxelles à « réviser, réduire et restreindre » la législation européenne afin de stimuler la croissance et la compétitivité.

Selon ce document consulté par Reuters, les signataires demandent à la Commission européenne d’engager une révision systématique du cadre réglementaire actuel, jugé trop lourd et coûteux pour les entreprises. L’objectif : réduire la complexité des procédures et éliminer les obstacles bureaucratiques qui freinent l’investissement et l’innovation dans les États membres.

Les dirigeants estiment que l’Europe doit impérativement moderniser son fonctionnement face à la concurrence des États-Unis et de la Chine. « Si nous voulons rester une puissance économique et industrielle mondiale, nous devons libérer nos entreprises de la sur-réglementation », aurait écrit Friedrich Merz, selon des sources diplomatiques.

Cette initiative conjointe est notable, car elle rassemble des dirigeants issus de sensibilités politiques différentes. Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, souvent en désaccord sur les questions migratoires ou budgétaires, s’accordent cette fois sur la nécessité d’un « choc de simplification » pour renforcer la souveraineté économique du continent.

La proposition s’inscrit dans un contexte de ralentissement économique persistant au sein de l’UE, aggravé par la crise énergétique, la hausse des taux d’intérêt et le poids des règles environnementales sur certaines industries. Plusieurs gouvernements, notamment en Europe centrale et du Sud, réclament une approche plus pragmatique et une révision du Pacte vert européen pour éviter un déclin de la compétitivité.

Antonio Costa devrait évoquer cette proposition lors du prochain Conseil européen à Bruxelles, où les discussions porteront également sur la politique industrielle commune et la coordination budgétaire. Les signataires espèrent que cette campagne de simplification marquera un tournant vers une Union européenne « plus agile, plus efficace et tournée vers la croissance ».

Que retenir rapidement ?

Les dirigeants de 19 pays de l’Union européenne, dont le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et la Première ministre

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