Les principaux conseillers à la sécurité nationale du président Donald Trump ont présenté aux parlementaires un briefing sur la campagne menée contre les trafiquants de drogue vénézuéliens présumés, alors que les élus réclament davantage de transparence sur les opérations en cours. Plusieurs membres du Congrès ont indiqué que les informations fournies restaient limitées et qu’ils souhaitaient un suivi plus régulier compte tenu de l’ampleur des enjeux régionaux.
En marge de ce briefing, Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait élargir les opérations militaires américaines au-delà du Venezuela, notamment vers le Mexique et la Colombie, deux pays qu’il accuse régulièrement de ne pas faire assez pour combattre les cartels. Le président n’a toutefois donné aucun détail sur l’éventuelle forme d’une telle extension ni sur le calendrier auquel elle pourrait s’inscrire.
Trump a également critiqué plusieurs dirigeants européens, qu’il a qualifiés de « faibles », soulignant selon lui leur incapacité à soutenir pleinement les initiatives américaines contre les organisations criminelles transnationales. Ses propos interviennent dans un contexte de tensions accrues entre Washington et plusieurs capitales européennes sur l’approche à adopter face au trafic de drogues et à l’instabilité régionale.
Interrogé sur la possibilité d’engager des troupes au sol au Venezuela, le président a refusé de se prononcer, tout en affirmant que toutes les options restaient ouvertes selon l’évolution de la situation. Cette position nourrit l’inquiétude de certains élus américains, qui redoutent une escalade militaire dans une région déjà fragilisée par les crises politiques et économiques.
Les membres du Congrès qui ont participé au briefing ont indiqué qu’ils poursuivraient leurs demandes d’informations supplémentaires afin d’évaluer les risques, les objectifs et les implications stratégiques d’une éventuelle expansion de la campagne antidrogue américaine en Amérique latine.