Le pape Léo XIV a déclaré qu’il comptait maintenir les principales réformes initiées par son prédécesseur François, notamment l’accueil des catholiques homosexuels, la poursuite des discussions sur l’ordination des femmes et la coopération avec la Chine pour la nomination des évêques. Mais il a précisé qu’il ne prévoyait pas de changements majeurs dans l’enseignement de l’Église.
Dans sa première interview publiée jeudi, le premier pape américain, élu en mai, a également exprimé ses inquiétudes quant au climat politique aux États-Unis et à la crise humanitaire à Gaza. Toutefois, il a adopté un ton plus réservé que François, évitant de critiquer directement le président Donald Trump ou d’accuser Israël de génocide.
« Je n’ai pas l’intention de m’impliquer dans la politique partisane », a expliqué le pape, originaire de Chicago. « Il y a des sujets importants à soulever, mais il serait impossible pour le pape de s’impliquer dans la politique intérieure de chaque pays », a-t-il ajouté.
Le souverain pontife a par ailleurs réitéré la condamnation ferme des scandales d’abus sexuels qui ébranlent l’Église catholique, tout en exprimant son inquiétude face aux accusations mensongères visant certains prêtres.
Cette interview, réalisée fin juillet pour une biographie à paraître chez Penguin au Pérou, a donné lieu à une première publication d’extraits dimanche dernier. Elle marque la volonté de Léo XIV de consolider l’héritage de François, tout en évitant les confrontations directes sur la scène politique mondiale.