Suppression de deux jours fériés : la CFDT claque la porte des négociations
Suppression de deux jours fériés : la CFDT claque la porte des négociations

Alors qu’ArcelorMittal prévoit la suppression de plus de 600 postes en France, la colère monte chez les syndicats. Ce mardi 6 mai, Jean-Marc Vecrin, coordinateur national de la CFDT au sein du groupe sidérurgique, a affirmé sur franceinfo que « tous les moyens sont bons pour casser ce plan social », en amont d’une réunion cruciale avec le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci.

Un plan social injustifié selon la CFDT

Le syndicat dénonce une stratégie de délocalisation et de casse sociale, alors même qu’ArcelorMittal bénéficie depuis plusieurs années de lourdes aides publiques. « Dans le même temps, il délocalise des fonctions en Inde », s’insurge Jean-Marc Vecrin, qui déplore un plan social intervenant malgré les aides promises dans le cadre du Plan acier 2026, dont 800 millions d’euros prévus pour aider à la décarbonation des sites industriels français. Pour la CFDT, ces aides doivent être conditionnées au maintien des emplois en France.

Le syndicaliste appelle l’État à exiger une « conditionnalité sociale » stricte : « On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémière », martèle-t-il, en rappelant que ce sont des fonds publics qui sont en jeu. Une assemblée générale du groupe est également prévue ce mardi au Luxembourg, où des salariés entendent interpeller les actionnaires directement.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement, sommé par les syndicats d’agir rapidement pour enrayer une vague de licenciements jugée inacceptable.

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