Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se retrouve dans une situation délicate après la révélation d’un vaste détournement de plusieurs centaines de millions de dollars d’aides occidentales. Son entourage immédiat vacille : son ami et ancien associé Timour Minditch a pris la fuite, tandis que les États-Unis affirment avoir intercepté des communications compromettantes. Washington détiendrait désormais des éléments suffisamment lourds pour forcer Volodymyr Zelensky à accepter un accord de paix sous conditions.
Un accord en 28 points pourrait forcer l’Ukraine à céder du terrain
Selon plusieurs sources diplomatiques, les Américains soutiendraient un projet rédigé par deux intermédiaires, l’un proche de Donald Trump, l’autre de Vladimir Poutine. Ce texte reprend presque mot pour mot la base des négociations avortées d’avril 2022 : neutralité militaire de l’Ukraine, réduction massive des forces armées, et reconnaissance des territoires désormais contrôlés par Moscou. Une perspective jugée humiliante à Kiev, mais que la fragilité politique du président pourrait rendre inévitable. Le scandale, baptisé Midas, révèle un système où les fonds occidentaux auraient été siphonnés via des sociétés liées au cercle le plus proche du chef de l’État.
Alors que Zelensky tentait encore récemment de sanctionner des groupes pétroliers russes, sa capacité à manoeuvrer semble désormais réduite. L’affaire ébranle son autorité, ravive les critiques internes et fournit aux États-Unis un levier décisif pour pousser à une sortie de guerre diplomatiquement encadrée.