Tunisien tué dans le Var : Retailleau parle de crime raciste et antimusulman, la piste terroriste évoquée
Tunisien tué dans le Var : Retailleau parle de crime raciste et antimusulman, la piste terroriste évoquée

L’assassinat d’un ressortissant tunisien à Puget-sur-Argens, dans le Var, samedi 31 mai, prend une tournure hautement politique. Interpellé ce mardi à l’Assemblée nationale, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a fermement condamné ce qu’il qualifie de « crime raciste », « sans doute aussi antimusulman », et possiblement à caractère terroriste. Des mots forts, dans une atmosphère politique où les tensions identitaires et religieuses ne cessent de ressurgir.

Retailleau en défense de la République

« Le racisme, ce n’est pas la France », a déclaré Retailleau, insistant sur le fait que la République « ne fait aucune différence entre la couleur de la peau, les origines ou les croyances ». Le ministre a également évoqué un acte « prémédité » et « signé », laissant entendre que les motivations idéologiques du tueur pourraient relever de l’extrémisme haineux. Le parquet antiterroriste, toutefois, ne s’est pas encore saisi de l’affaire.

Si Bruno Retailleau n’élude pas la dimension antimusulmane du drame, son intervention, mesurée mais déterminée, tranche avec les récupérations militantes immédiates de La France Insoumise. Elle illustre un positionnement républicain ferme, qui refuse aussi bien le racisme que la surenchère idéologique.

Sans céder à la dramatisation excessive, Retailleau tente d’imposer une lecture d’ordre et de justice, en appelant à une réponse « intraitable » des institutions.

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