Six mois après son arrivée au pouvoir, le chancelier allemand Friedrich Merz voit sa cote de popularité plonger
Six mois après son arrivée au pouvoir, le chancelier allemand Friedrich Merz voit sa cote de popularité plonger

À peine six mois après son entrée en fonction, le chancelier allemand Friedrich Merz traverse une période de fortes turbulences politiques. Promu en mai dernier avec la promesse de relancer l’économie allemande et de contenir la poussée de l’extrême droite, le dirigeant conservateur voit aujourd’hui sa popularité s’effondrer : seuls 25 % des Allemands approuvent son action, selon un sondage publié mardi.

Merz, qui vient de fêter ses 70 ans, avait succédé à Olaf Scholz avec un programme ambitieux de réformes économiques et de renforcement de l’armée allemande face aux menaces sécuritaires croissantes, notamment en Europe de l’Est. Mais la stagnation économique, la lenteur des réformes et les divisions au sein de sa coalition ont terni son image. Seuls 18 % des électeurs souhaitent désormais qu’il se représente en 2029, un chiffre encore plus faible parmi les électeurs de son propre camp.

Les milieux économiques, pilier traditionnel du parti chrétien-démocrate (CDU), se montrent également critiques. Le président de la fédération de l’industrie chimique a tiré la sonnette d’alarme, évoquant une production au plus bas depuis trente ans. Le secteur, symbole de la puissance industrielle allemande, se trouve désormais en « alerte rouge ».

Sur le plan politique, la coalition de Merz, composée de conservateurs et de sociaux-démocrates, reste fragile et divisée sur des sujets clés comme l’immigration ou la défense. Le politologue Oliver Lembcke estime que Merz « n’a pas su s’adapter à une coalition idéologiquement hétérogène », tandis que Stefan Marschall souligne qu’il « gouverne comme un PDG », une approche jugée peu compatible avec la complexité du jeu parlementaire allemand.

Parallèlement, l’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) continue de progresser dans les sondages, en tête dans plusieurs Länder à quelques mois d’importantes élections régionales. Une tendance qui illustre la crise de confiance croissante à l’égard des partis traditionnels.

Merz conserve toutefois une marge de manœuvre avant les prochaines élections nationales, mais ses adversaires préviennent qu’il doit agir rapidement s’il veut éviter le sort de son prédécesseur Scholz, emporté par les divisions internes. Pour l’heure, son impopularité grandissante s’impose comme un obstacle majeur à son projet de redressement national.

Que retenir rapidement ?

À peine six mois après son entrée en fonction, le chancelier allemand Friedrich Merz traverse une période de fortes turbulences politiques. Promu en mai de

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