Invité de France Inter ce mercredi 30 avril, Olivier Faure a profité de la sortie de son livre Je reviens te chercher pour régler ses comptes, à la fois avec l’extrême droite… et avec François Hollande. Le premier secrétaire du Parti socialiste y retrace une trajectoire personnelle marquée par les divisions familiales, en particulier avec son père, ancien sympathisant de l’extrême droite séduit par la thèse du « grand remplacement ». « Il pensait que la civilisation à laquelle il avait appartenu était en danger », explique le député de Seine-et-Marne. Pour lui, « la matrice de Mme Le Pen est la même que celle de mon père », estimant que le Rassemblement national n’a pas changé malgré un discours « euphémisé ».
Un ancien président devenu « fauteur de discorde »
Mais Olivier Faure ne se contente pas de pourfendre l’extrême droite : il s’en prend aussi à François Hollande, à qui il reproche de « chercher à alimenter les querelles, les haines et les désaccords pour pouvoir mieux revenir ». Dans son livre, il affirme que « la ligne est coupée » entre lui et l’ancien président, qu’il accuse de ne penser qu’à son retour personnel, au lieu d’assumer un rôle d’homme d’expérience. « Il aurait pu être un passeur, il ne l’a pas été », tranche Faure. En ligne de mire, le Congrès du Parti socialiste prévu à Nancy du 13 au 15 juin, où Olivier Faure affrontera Boris Vallaud et Nicolas Mayer-Rossignol. Le premier tour pour départager les trois motions est fixé au 27 mai, suivi d’un second vote le 5 juin pour désigner le prochain Premier secrétaire.