Hongrie - Viktor Orbán tente de renforcer son soutien intérieur après l’annulation du sommet Trump–Poutine (AP)
Hongrie - Viktor Orbán tente de renforcer son soutien intérieur après l’annulation du sommet Trump–Poutine (AP)

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán cherche à consolider sa base politique alors que l’annulation du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Budapest a privé son gouvernement d’un succès diplomatique qu’il espérait majeur. Ce jeudi, le dirigeant nationaliste prononce un discours très attendu à l’occasion du 69e anniversaire de l’insurrection antisoviétique de 1956, dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes avec l’Union européenne et la montée d’une opposition pro-européenne.

Des milliers de partisans du Fidesz, le parti au pouvoir, se sont rassemblés dans la capitale pour une « marche de la paix » organisée en soutien au gouvernement. L’événement, largement relayé par les médias publics, vise à afficher l’unité nationale autour du Premier ministre alors que des sondages récents montrent un recul de sa popularité. Une manifestation de l’opposition, prévue à midi (12h00 GMT), doit se tenir à quelques kilomètres de là.

Depuis plusieurs mois, Orbán multiplie les attaques contre les institutions européennes, s’opposant à l’aide militaire à l’Ukraine et critiquant les sanctions imposées à la Russie. L’annulation du sommet Trump–Poutine, initialement prévu à Budapest, a porté un coup à sa diplomatie, qui tentait de positionner la Hongrie comme un pont entre l’Est et l’Ouest. Washington et Moscou ont officiellement invoqué des « conditions inappropriées » pour justifier le report de la rencontre.

Sur le plan intérieur, Viktor Orbán fait face à une érosion de son soutien, notamment dans les grandes villes, où un nouveau parti d’opposition pro-européen gagne du terrain. Ce mouvement, prônant un rapprochement avec Bruxelles et une rupture avec la politique prorusse du gouvernement, pourrait menacer la domination du Fidesz après quinze années de règne quasi ininterrompu.

Dans son discours attendu, Orbán devrait invoquer l’héritage du soulèvement de 1956 contre l’occupation soviétique pour défendre la souveraineté nationale face à ce qu’il présente comme les « ingérences de Bruxelles ». Le Premier ministre cherche ainsi à rallier son électorat sur des thèmes patriotiques et identitaires, tout en se présentant comme le garant de la stabilité et de la paix dans une Europe traversée par les conflits.

L’opposition, de son côté, espère transformer cette journée symbolique en démonstration de force politique. Son message : la Hongrie doit tourner la page du nationalisme isolé et réintégrer pleinement la famille européenne.

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