Le maire de Grenoble, Éric Piolle, a été élu ce samedi 26 avril porte-parole des Écologistes, à l’issue d’un second tour de scrutin interne marqué par une nette opposition à la direction du parti. Il a recueilli 2 607 voix contre 2 306 pour Guillaume Hédouin, le candidat soutenu par Marine Tondelier, réélue secrétaire nationale du parti le 19 avril dernier avec 73 % des voix.
Un revers pour la cheffe de file du parti
Marine Tondelier avait qualifié ce vote de « plus stratégique » du congrès, espérant envoyer un « signal fort » en faveur de Guillaume Hédouin, issu de la ruralité. Mais le choix des militants a désavoué cette orientation, renforçant les critiques internes qui dénoncent une mainmise croissante de Tondelier sur le parti et une volonté d’écarter les figures médiatiques, comme Éric Piolle, du devant de la scène.
Malgré cette défaite politique, Marine Tondelier a chaleureusement étreint Éric Piolle après sa victoire. Les tensions, cependant, restent vives : plusieurs voix internes, dont celle de Sandrine Rousseau, ont pointé une « concentration des pouvoirs » et une « absence de contre-pouvoir » au sein des Écologistes. Avec cette élection, Éric Piolle, qui avait échoué lors de la primaire présidentielle écologiste de 2021, signe un retour remarqué au sein de l’appareil du parti, en pleine recomposition.