Dominique de Villepin a mis en garde contre une « diabolisation » de La France insoumise (LFI) au lendemain de la mort de Quentin Deranque, militant identitaire agressé à Lyon en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po. Dans un message publié jeudi sur le réseau X, l’ancien Premier ministre estime que la France traverse « un moment Charlie Kirk », en référence à un épisode politique américain, et appelle à refuser « la symétrie des violences entre gauche et droite ».
Selon lui, « renvoyer dos à dos toutes les radicalités comme si elles étaient de même nature, de même force, de même danger » constitue une « faute politique majeure ». Il considère que les groupuscules violents d’extrême droite sont « beaucoup plus nombreux » et que la dynamique actuelle pourrait favoriser le Rassemblement national à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
Un appel à récuser toute complaisance envers la violence
Dominique de Villepin invite néanmoins LFI à « récuser toute complaisance pour la violence » et critique la « radicalité » de sa rhétorique, qui selon lui « fait le jeu du RN ». Mais il rejette l’idée d’une équivalence entre les violences, estimant que la mise en cause globale du mouvement insoumis « prépare la prise de pouvoir par l’extrême droite ».
L’ancien chef du gouvernement affirme s’exprimer « au nom d’une certaine idée de la République » et met en garde contre les amalgames. Il souligne que des croix gammées ont été retrouvées sur des murs après une manifestation d’hommage à Quentin Deranque à Paris, appelant à ne pas se laisser « égarer par des façades repeintes ».