À peine installé à l’Hôtel de Ville, Emmanuel Grégoire annonce une mesure symbolique forte : il souhaite diviser par deux son enveloppe de frais de représentation et supprimer purement et simplement celle des maires d’arrondissement. Une décision qui devra encore être validée lors d’un prochain Conseil de Paris, mais qui s’inscrit déjà comme un marqueur politique de son début de mandat.
Ces frais de représentation, distincts du salaire des élus, servent à couvrir les dépenses liées à leurs fonctions, comme les réceptions officielles ou les événements publics. Jusqu’ici, le maire de Paris disposait d’une enveloppe annuelle d’environ 19.700 euros, contre un peu plus de 11.000 euros pour les maires d’arrondissement.
Une réponse aux polémiques de la précédente mandature
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par plusieurs controverses autour des dépenses d’élus parisiens ces dernières années. L’ancienne maire Anne Hidalgo avait notamment été critiquée pour des dépenses élevées, incluant voyages et achats vestimentaires, tandis que plusieurs maires d’arrondissement avaient également été mis en cause.
Emmanuel Grégoire entend ainsi imposer des règles « extrêmement strictes » et prône une forme de sobriété, y compris sur les déplacements. Il promet de limiter ses voyages à l’étranger à ceux jugés indispensables, affichant la volonté de rompre avec les pratiques passées et de restaurer la confiance dans la gestion des finances publiques parisiennes.
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