Vainqueur éclatant du Havre (6-2) et nouveau leader de Ligue 1, l’Olympique de Marseille avance à grand pas sous la houlette de Roberto De Zerbi. Mais malgré l’euphorie ambiante, l’entraîneur italien a tenu à tempérer les ardeurs en appelant à la prudence et à la continuité du travail collectif.
« Ce n’est que le 18 octobre, pas le 18 mai »
Au micro de Ligue 1+, De Zerbi a salué la performance de ses hommes et le travail des dirigeants tout en refusant de s’enflammer. « Nous sommes tous contents ce samedi. Il faut saluer et donner du crédit à Medhi Benatia et Pablo Longoria pour ce qu’ils ont accompli. Je ne parle pas que du terrain, mais de toute l’ambiance. Les joueurs sont bons et professionnels. Aujourd’hui, on est le 18 octobre, pas le 18 mai, donc ça ne sert à rien », a-t-il insisté.
Une manière claire de rappeler que la route est encore longue avant de parler de titre. Avec sept matches à disputer en trois semaines, dont deux en Ligue des champions, De Zerbi sait que l’OM devra montrer constance et mentalité pour tenir la cadence.
Un entraîneur épanoui et en osmose avec son groupe
Au-delà des résultats, Roberto De Zerbi traverse sa meilleure période depuis son arrivée à Marseille. Entouré de recrues talentueuses et de dirigeants à l’écoute, il a trouvé un équilibre rare au sein du club. Son travail tactique et son exigence quotidienne ont créé une véritable alchimie entre le staff et les joueurs.
L’Italien, désormais pleinement intégré dans l’environnement marseillais, bénéficie aussi d’un soutien populaire massif. Les supporters lui ont récemment rendu hommage au Vélodrome avec une banderole « Uno di Noi » l’un des nôtres , symbole de la communion retrouvée entre l’équipe et son public.
Calme, lucide et ambitieux, Roberto De Zerbi veut désormais transformer cette dynamique en force durable, sans céder à l’excitation d’un début de saison prometteur.