PSG-Inter Milan, voilà l’affiche inédite de la finale de la Ligue des Champions 2025. Le Paris Saint-Germain a laissé passer l’orage, avec de grosses occasions londoniennes, pendant les 15 premières minutes avant de maîtriser son sujet. Les hommes de Luis Enrique s’imposent finalement 2 buts à 1 au Parc des Princes, 3-1 sur l’ensemble des deux matchs. Arsenal n’a jamais été en position d’y croire.

Surprise à 21h, au moment du coup d’envoi, Ousmane Dembélé figure finalement sur le banc des remplaçants. L’attaquant star du PSG se remet d’une douleur à la cuisse, son entraîneur a choisi de le préserver. Et vu le premier quart d’heure du match, il n’aurait pas apporté grand chose.
Les Parisiens sont alors recroquevillés dans leurs 30 mètres. En moins de 5 minutes, Gianluigi Donnarumma repousse deux occasions nettes des Gunners. Notamment un tir d’Odegaard surpuisssant (4e). Paris tremble
Gigi Donnarumma, grand bonhomme de ce parcours en C1
Avec un tel gardien, Paris peut voir loin. Paris peut voir grand. Héros italien de l’Euro 2021, Gianluigi Donnarumma a connu des hauts et des bas, jusqu’à être contesté. Mais dans cette quête ultime d’une Ligue des Champions, il est l’élément providentiel. Fabuleux face à Liverpool, géant face à Aston Villa, énorme face à Arsenal.
Le Paris-SG a écoeuré tour à tour trois cadors de Premier League. Ce n’est pas rien. Le champion d’Angleterre 2025 est passé à la trappe aux tirs au but. Son dauphin, Arsenal, n’a finalement jamais pu espérer se qualifier. Climatisés à l’aller à Londres, les Gunners n’ont jamais réussi à enflammer la seconde confrontation.
Fabian Ruiz, lui, l’a fait. Le milieu de terrain espagnol, si utile par son sens de la passe, son QI foot et son placement, s’est mué en buteur. D’une frappe limpide aux 16 mètres, il trompe David Raya (1-0, 27e) et fait lever le public parisien.
Dans cette première période, le délicieux Kvisha Kvaratshkelia avait aussi calmé les ardeurs anglaises d’un tir enveloppé sur le montant gauche de David Raya. C’était la première alerte.
Le Paris Saint-Germain est devant à la pause. Serein. Mais il faut s’attendre à une intense pression des hommes de Mikel Arteta. Paris a mûri, accepte de subir et perfore en transition. Ils possèdent aussi ces atouts-là.
Alors qu’Arsenal compte ses occasions franches sur les doigts d’une main, Paris se montre efficace. Sur un tir dans un angle fermé, Achraf Hakimi obtient un penalty ! Vitinha s’élance, calmement comme à son habitude, mais David Raya se détend du bon côté ! Le break n’est pas encore fait…
Partie remise. Kvisha Kvaratshkelia déboule encore côté gauche, centre en retrait, Ousmane Dembélé remet instantanément pour Achraf Hakimi. Contrôle et frappe, c’est but ! Explosion de joie. Le break est fait. C’est fort. Arsenal est KO (2-0, 72e).
Le but (gag) des Gunners (2-1, 76e) restera anecdotique, tant ils n’ont même pas réussi à vraiment faire trembler Paris par la suite. L’écart semblait énorme ce mercredi soir. Il a fallu une déviation du solide Pacho vers son propre but et un ballon contré par Lucas Hernandez pour que Bukayo Saka trompe la vigilance de Gigi Donnarumma, de près.
C’est fini. Paris est en finale et rencontrera l’Inter Milan et ses stats dingues, une mission très difficile s’annonce. Face au dévouement collectif des Italiens, Paris devra réaliser le match parfait le 31 mai à Munich. Pour l’heure, il s’agit d’apprécier le moment et de faire la fête.