La ville de Rio de Janeiro envisage de mettre en vente le légendaire stade du Maracanã, dans le cadre d’un plan visant à rembourser sa dette de 1,89 milliard d’euros envers le gouvernement brésilien. La privatisation du complexe sportif permettrait également à la municipalité d’alléger les coûts d’entretien, estimés à 160 000 euros par match, selon Rodrigo Amorim, président de la commission de la Constitution et de la Justice de l’Assemblée législative de l’État de Rio de Janeiro.
Amorim précise que la vente du stade et de son complexe adjacent pourrait générer environ 320 millions d’euros, un montant jugé nécessaire pour faciliter le remboursement de la dette. La mise en vente a été proposée par la commission de la Constitution et de la Justice, mais doit encore être validée en séance plénière par l’Alerj, et pourrait donc être modifiée avant adoption définitive.
Une tentative de vente déjà initiée en 2011
Ce projet n’est pas la première tentative de privatisation du Maracanã. En 2011, Eike Batista, alors considéré comme l’homme le plus riche du Brésil, avait déjà été pressenti pour un rachat. À l’époque, la transaction n’avait pas pu aboutir, et la perspective d’une nouvelle vente suscite à nouveau des débats au Brésil, certains estimant qu’il s’agit d’un patrimoine national qu’il serait difficile de céder.
Un stade historique et toujours en activité
Le Maracanã reste l’un des stades les plus emblématiques au monde. Il est notamment célèbre pour avoir accueilli 173 000 spectateurs lors de la finale de la Coupe du monde 1950, opposant le Brésil à l’Uruguay, un match resté dans l’histoire sous le nom de Maracanazo.
Aujourd’hui, le stade accueille les matchs de deux clubs cariocas, le Fluminense et le Flamengo, ce dernier disputant prochainement la finale de la Copa Libertadores face au Racing Club d’Argentine. Malgré une éventuelle vente, le Maracanã doit rester opérationnel et accueillir la Coupe du monde féminine 2027, confirmant son rôle central dans le football brésilien et international.