Foot : le couperet est tombé pour les ultras du Paris FC : dissous !
Foot : le couperet est tombé pour les ultras du Paris FC : dissous ! Reportage sur la montée possible du Paris Football Club (Paris FC) en ligue 1 aux côtés des supporters dans le bar Le Fleurus dans le 14ème pour suivre la rencontre Martigues/PFC. En cas de montée, avec l’arrivée des joueurs à l’aéroport de Melun accueillis par les supporters. Photo : LP / Arnaud Dumontier

À peine le Paris FC a-t-il fêté son retour en Ligue 1 qu’un couperet est tombé sur l’un de ses groupes les plus bruyants — et les plus problématiques. Légion X, collectif ultra non reconnu par la direction du club, a été officiellement dissous par décret, ce dimanche 1er mai, pour des faits de violences et de dégradations dans et autour des stades. Un cadeau empoisonné pour un club qui s’offre un nouveau statut… et se débarrasse d’un passif encombrant. Selon le décret publié au Journal officiel, les membres de Légion X sont accusés d’avoir pris part à des rixes ayant entraîné des blessés et à des actes de vandalisme. Des faits répétés, suffisamment graves pour que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, annonce dès le 1er avril son intention de dissoudre le groupe. La promesse est désormais tenue.

Un club soulagé, un message clair envoyé aux tribunes

Pierre Ferracci, président du Paris FC, ne cache pas sa satisfaction. « Il ne s’agit pas de supporters du Paris FC », a-t-il insisté, saluant la décision des autorités. Il faut dire que le club, désormais soutenu par Red Bull et la famille Arnault, cherche à lisser son image pour son retour dans l’élite. Et Légion X, jamais officiellement reconnu, ne correspondait pas au modèle souhaité. Cette dissolution s’inscrit dans une stratégie plus large de reprise en main des tribunes françaises. Deux autres groupes historiques, les Magic Fans et les Green Angels de l’AS Saint-Étienne, sont également dans le collimateur du ministère de l’Intérieur. Pour l’heure, ils échappent à la dissolution grâce au soutien des dirigeants stéphanois. En s’attaquant aux ultras les plus radicaux, le gouvernement cherche à imposer une nouvelle ère dans les stades. Reste à savoir si les tribunes, elles, accepteront de se laisser pacifier.

Partager