Donnarumma Villa PSG
Donnarumma Villa PSG

Quelle frayeur ! Très sereins après leur victoire 3-1 au Parc des Princes à l’aller, les Parisiens se déplaçaient très confiants ce mardi soir à Birmingham dans l’antre d’Aston Villa. Mais le scénario du match a rendu fou les supporters parisiens, qui ont encore en tête toutes les remontadas.

— Deux Visages

Deux visages

Après une première période globalement maîtrisée, les hommes de Luis Enrique rentrent aux vestiaires avec l’avantage au score (1-2). Soit 3 buts d’avance sur l’ensemble des deux matchs… Les deux latéraux, Achraf Hakimi et Nuno Mendes, ont marqué. Il reste alors 45 minutes. Paris n’a alors rien à craindre. Ils contrôlent tout.

Le hic, c’est que les Parisiens revenus sur la pelouse n’ont plus rien à voir avec ceux qui avaient débuté le match : manque d’intensité, manque de sérénité, manque de justesse, manque de tout. Aston Villa met une pression d’enfer et Paris panique.

Les Villans égalisent d’une sublime frappe (déviée) de John McGinn (2-2, 55e). Tout s’enchaîne.

Avant l’heure de jeu, Marcus Rashford se balade dans la défense parisienne, aux abois, et trouve Erzi Konsa, qui marque d’un plat du pied (3-2, 57e). C’est le feu ! Le Paris-SG a eu le don de se mettre tout seul en difficultés et de se rappeler à ses vieux démons…

Donnarumma géant, Marquinhos perdu

Dernière demi-heure étouffante. Luis Enrique n’ose pas changer grand chose à son équipe, mis à part l’entrée de Désiré Doué à la place de Bradley Barcola. L’entraîneur espagnol a pourtant des remplaçants de haut niveau mais entrer dans une telle rencontre n’est pas forcément un cadeau non plus.

Le capitaine Marquinhos prend la marée, à l’image de toute l’équipe ou presque. Ils n’y sont plus, il y a trop d’espaces entre les lignes et ils n’arrivent pas à se remobiliser.

Paris fait le dos rond, tente de laisser passer l’orage. Paris ne craque pas mais c’est un petit miracle… Et finit par se procurer aussi de nombreux contres (mal négociés).

Emiliano Martinez sort quelques parades décisives, lui qui avait été largement fautif sur l’ouverture du score. Paris est à la limite, retombe dans ses travers d’antan, mais Aston Villa manque un peu de talent pour forcer le destin. Jusqu’au bout, et un sauvetage de Pacho, Paris tremble. Mais finit par s’en sortir.

— Donnarumma Géant, Marquinhos Perdu

Gianluigi Donnarumma a réalisé une masterclass, comme à Anfield. Le gardien italien, décrié par ceux qui connaissent visiblement mal le football, a réalisé une soirée parfaite. Et a repoussé les assauts anglais un par un. Le sauveur de la soirée. Très bizarrement, Ousmane Dembélé a reçu le trophée d’homme du match. Honnêtement, seul Donnarumma méritait ce titre ce soir.

Première défaite à l’extérieur depuis 18 matchs mais peu importe, Paris est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des Champions pour la 4e fois en 6 saisons ! C’est ce qu’il faut retenir. Et apprendre des difficultés immenses de cette seconde période au Villa Park.

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