J-1 avant la grande finale de la Copa del Rey, la Coupe du Roi d’Espagne. Encore une fois, les ennemis se retrouvent pour gagner un titre. Le Real Madrid peut sauver en partie sa saison. Le FC Barcelone peut démarrer sa moisson qui pourrait aussi passer par la Liga (4 points d’avance sur le Real) et la Ligue des Champions (dem-finale mercredi face à l’Inter Milan).
En conférence de presse, ce vendredi, à un peu plus de 24h du choc ultime (samedi 22h), les arbitres ont aussi exprimé leurs émotions. Et rappelé leurs inquiétudes face aux pressions médiatiques. Dont le Real Madrid est friand.
Déshumanisation complète et solitude face aux menaces
L’arbitre principal, Ricardo de Burgos Bengoetxea, et l’arbitre VAR, Pablo González Fuertes, se sont présentés devant la presse, ce qui est assez rare pour être souligné. C’est bien qu’ils avaient des choses à dire. Ils en avaient même gros sur le coeur…
Ras-le-bol des critiques qui pèsent sur leur profession. Sans parler de la suspicion permanente. González Fuertes a tenu à revenir sur les conséquences de ces attaques fréquentes. Seuls contre tous, les arbitres sont au moins autant que les joueurs la cible d’insultes sur les réseaux sociaux, voire de menaces de mort. Leur métier les déshumanise complètement.
Après un match, les joueurs évacuent la pression en sortant ensemble, les fans se vident aussi l’esprit. L’arbitre, lui, vit sa passion de manière très individuelle et partage peu. Un métier pas simple à vivre.
Au bord des larmes, Ricardo de Burgos Bengoetxea a montré une étonnante fébrilité. Mais très compréhensible. Il raconte notamment que de voir son fils confronté à des insultes à l’école est une situation douloureuse à vivre.
J-1 avant le clasico Barça-Real, l’appel au calme est lancé. Mais vu l’importance de cette finale, pas sûr que cela soit suffisant à calmer les esprits.