Rixe sanglante après un match de foot : six ados interpellés à La Garenne-Colombes
Rixe sanglante après un match de foot : six ados interpellés à La Garenne-Colombes

Ce qui devait être un simple match entre jeunes a viré au règlement de comptes. Mercredi soir, à La Garenne-Colombes, un adolescent de 15 ans a été grièvement blessé à l’arme blanche à l’issue d’une violente bagarre survenue aux abords du stade Marcel-Payen. Les faits se sont déroulés rue Veuve-Lacroix, alors que deux groupes issus de Colombes et de Courbevoie s’étaient rassemblés autour d’un match informel. Les tensions ont brusquement dégénéré. Une première altercation à mains nues a rapidement laissé place à une agression plus grave lorsqu’un jeune a sorti un couteau. Deux adolescents ont été blessés. L’un, touché au bas du dos, a été transporté en urgence absolue à l’hôpital Robert-Debré à Paris, escorté par les motards de la police. L’autre, atteint à l’abdomen, a été pris en charge à Colombes, dans un état moins préoccupant.

Des armes dans les sacs, des ados au commissariat

L’arrivée rapide des policiers a permis d’éviter une nouvelle flambée de violence. Quelques minutes après les faits, un petit groupe d’adolescents, suspectés d’être impliqués dans la rixe, a été retrouvé dissimulé dans le hall d’un immeuble voisin. Les sacs à dos qu’ils transportaient ont livré un inventaire inquiétant : clé à molette, bombe lacrymogène, tournevis cruciforme et couteau. Tous les objets ont été saisis. Les six adolescents, âgés eux aussi de 15 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue. L’enquête devra déterminer l’origine du conflit et le rôle précis de chacun dans cette escalade de violence. Pour l’heure, aucun motif clair n’a été avancé, mais les autorités s’inquiètent de voir des armes circuler aussi facilement entre mineurs. Le caractère préalablement organisé de cette confrontation n’est pas exclu. Ce nouvel épisode jette une lumière crue sur la banalisation des affrontements violents chez les plus jeunes. La proximité géographique entre les quartiers concernés, la facilité d’accès aux armes et l’effet d’entraînement propre aux réseaux sociaux font de ces bagarres urbaines des foyers potentiels de drames. La soirée, qui aurait pu se solder par un simple score sportif, s’est finalement terminée au commissariat… et à l’hôpital.

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