La tension est montée ce dimanche 12 octobre à Monnaie, en Indre-et-Loire, après la mort d’un garçon de 16 ans survenue la veille à Crotelles. Vers 13 h 15, une trentaine de proches de la victime, issus de la communauté du voyage, ont commencé à bloquer la départementale 910 à hauteur de la caserne des pompiers. En milieu d’après-midi, ils étaient près de 200 à occuper la route.
La famille conteste l’autopsie du jeune conducteur
L’adolescent avait été retrouvé mort au volant d’un utilitaire blanc, samedi matin. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident, et une autopsie a été ordonnée. Mais la famille du jeune homme refuse cet examen médico-légal et réclame la restitution immédiate du corps afin de pouvoir le veiller. Rassemblés à proximité de l’entreprise de pompes funèbres où repose la dépouille, les proches entendent faire pression sur les autorités pour obtenir gain de cause. La justice, de son côté, maintient que le corps doit rester à disposition du parquet jusqu’à la réalisation de l’autopsie.
Route coupée et gendarmerie mobilisée
La circulation sur la D910 a été totalement interrompue en début d’après-midi. Une déviation a été mise en place dans le centre-ville de Monnaie et vers l’ancien dépôt d’essence de l’armée. Sur place, les gendarmes, épaulés par le peloton de surveillance et d’intervention d’Amboise, ont tenté de calmer les esprits. Les échanges entre les forces de l’ordre et la famille se poursuivaient encore vers 15 heures, dans un climat de forte émotion mais sans incident majeur. Un compromis a finalement été trouvé. Un accord a été conclu entre la famille et les autorités portant notamment sur la remise du corps du jeune garçon, qui a pu être rendu à ses proches après une première autopsie. La famille a obtenu certaines garanties quant au déroulement des investigations, notamment la réalisation d’examens complémentaires pour éclaircir les circonstances du décès. En contrepartie, la famille et la communauté ont accepté de lever les blocages de la D910 à Monnaie. Ces manifestations ont cessé dans un climat apaisé, sous la supervision de la préfecture. Le parquet a confirmé que l’enquête se poursuivait conformément aux procédures, tandis que la famille a appelé au respect et à la dignité dans le traitement du dossier.