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Mort d’Elisa Pilarski : Christophe Ellul reconnaît enfin que son chien Curtis est l’auteur des morsures mortelles

Le procès de Christophe Ellul, ancien compagnon d’Elisa Pilarski, a pris un tournant décisif mercredi. Sept ans après le drame, il a reconnu pour la première fois que son chien, Curtis, était bien responsable des morsures qui ont conduit à la mort de sa compagne en novembre 2019. Il est jugé pour homicide involontaire jusqu’au jeudi 5 mars au tribunal correctionnel de Soissons.

Jusqu’alors, Christophe Ellul contestait la responsabilité de son chien, évoquant la présence d’une meute de chiens de chasse dans la forêt de Retz le jour de l’accident. Lors de l’ouverture du procès, il avait déclaré : « Si Curtis est coupable, piquez‑le ou c’est moi qui vais le faire, mais mettez sur la table les preuves. »

La preuve accablante des morsures

Mercredi après-midi, sous la pression des éléments présentés par la magistrate, Christophe Ellul a admis que « les mensurations des morsures retrouvées sur le corps d’Elisa Pilarski parlent d’elles‑mêmes » et a déclaré : « Aujourd’hui, oui, je l’accepte et je le crois. » Cette reconnaissance a lieu après des expertises vétérinaires établissant que les morsures sur le corps de la victime correspondaient à Curtis, et non aux chiens de chasse présents dans la forêt ce jour-là.

Curtis, un pitbull adopté aux Pays‑Bas et importé illégalement en France, était présent lors de la promenade fatale. La présidente du tribunal a rappelé son comportement violent post‑drame : le chien avait mordu son maître deux jours après l’incident et attaqué une bénévole dans le chenil où il avait été placé. Elle a souligné : « Un chien, ça ne mord pas jusqu’au moment où ça mord. Et c’est aussi à l’être humain de s’entourer de garanties pour se protéger, pour protéger les autres, du comportement imprévisible que peut avoir l’animal. »

Elisa Pilarski était enceinte de six mois

Le 16 novembre 2019, Elisa Pilarski, enceinte de six mois, a été retrouvée morte, couverte de morsures, dans la forêt de Retz après une promenade avec Curtis. Les premières analyses ADN avaient permis d’écarter les chiens de chasse et d’identifier le pitbull comme auteur des blessures mortelles.

Lors de l’audience, la famille d’Elisa, notamment son oncle, a vivement critiqué le déni initial de Christophe Ellul : selon eux, il a longtemps refusé de reconnaître la responsabilité de son chien malgré les preuves.

Christophe Ellul risque jusqu’à 10 ans de prison et des amendes, ainsi que des dommages et intérêts aux parties civiles.

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