Une scène inhabituelle s’est produite à l’aéroport international de Dulles, en Virginie. Frédie, un chien renifleur de la brigade canine des douanes américaines, a été violemment frappé par un passager égyptien après avoir détecté dans ses bagages une grande quantité d’aliments interdits à l’importation.
Le beagle, âgé de 5 ans, inspectait les bagages d’un vol en provenance du Caire lorsque l’incident s’est produit. Selon les témoins et les autorités, le passager, identifié comme Hamed Ramadan Bayoumy Aly Marie, 70 ans, a donné un coup de pied si fort à l’animal que celui-ci a été projeté en l’air. L’attaque s’est déroulée sous les yeux de plusieurs agents du CBP.
Après arrestation, les douaniers ont fouillé les bagages du voyageur et découvert environ 100 livres (45 kg) de denrées non déclarées et interdites à l’importation : 55 livres de viande de bœuf, du riz, ainsi que des légumes, graines et herbes. Ces produits représentent un risque sanitaire élevé pour l’agriculture et l’élevage aux États-Unis.
L’homme inculpé pour agression sur un animal
Hamed Aly Marie a été immédiatement inculpé pour agression sur un animal de service fédéral. Il a comparu devant la justice fédérale le lendemain, mercredi 25 juin, et a plaidé coupable. Le juge l’a condamné à rembourser 840 dollars de frais vétérinaires, puis ordonné son expulsion du territoire américain vers l’Égypte, ce qui a été exécuté dès le lendemain.
Frédie, légèrement blessé aux côtes, a été pris en charge par des vétérinaires. Son état s’est stabilisé après des soins adaptés et un repos strict. Il devrait pouvoir reprendre ses fonctions au sein de la Beagle Brigade dès début juillet, selon les services vétérinaires du CBP.
L’agence américaine des douanes et de la protection des frontières a rappelé que les animaux de la Beagle Brigade jouent un rôle essentiel dans la défense du territoire contre les risques phytosanitaires. Créée en 1984, cette unité spécialisée compte plus de 180 équipes déployées dans les aéroports internationaux. Les chiens sont sélectionnés pour leur odorat remarquable, leur gabarit peu intimidant et leur comportement sociable avec les passagers.
Le CBP a également précisé que toute violence envers un chien de travail est considérée comme une infraction fédérale passible de poursuites et de sanctions sévères. L’incident a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, mais aussi un élan de soutien envers Frédie, dont le comportement a été salué comme exemplaire.
