Au petit matin du 14 juillet, une voiture a été lancée à pleine vitesse contre la devanture d’un bar du cours de la Libération à Grenoble, avant d’être incendiée. Si l’établissement a subi d’importants dégâts, aucun blessé n’est à déplorer. Vers 6 heures, le véhicule a été utilisé comme bélier pour défoncer l’entrée du Bizertino, un bar situé dans un quartier déjà sous tension. Le feu a ensuite été volontairement allumé, provoquant des flammes qui ont partiellement détruit les lieux. Alertés par les riverains, les pompiers sont rapidement intervenus pour circonscrire l’incendie. Sur place, les forces de l’ordre ont procédé aux premiers relevés techniques.
Contexte tendu et possible règlement de comptes
Cet acte n’est pas isolé dans le secteur. Moins d’une semaine plus tôt, à quelques mètres du bar visé, un homme de 22 ans avait été grièvement blessé par quatre balles dans le dos. La victime, connue des services de police, avait été hospitalisée dans un état critique. Les enquêteurs s’interrogent désormais sur un lien éventuel entre les deux événements. La piste d’un règlement de comptes n’est pas écartée. Selon les premiers éléments de l’enquête, le bar ciblé pourrait avoir été choisi pour des raisons précises, peut-être en lien avec les antécédents ou la fréquentation de la victime de la fusillade du 9 juillet.
Aucune revendication, mais des investigations en cours
Le véhicule incendié n’a pour l’heure pas été identifié, mais les services de police exploitent les images de vidéosurveillance du quartier afin d’identifier les auteurs. Le parquet a ouvert une enquête pour dégradations volontaires par incendie et violences volontaires avec arme, dans le cadre d’une possible série de représailles. En attendant d’y voir plus clair, les habitants du quartier, déjà ébranlés par la fusillade récente, s’inquiètent de l’escalade de la violence. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué officiellement, mais la sécurité autour du cours de la Libération pourrait être renforcée dans les prochains jours.