L’enquête sur la fusillade qui a coûté la vie à deux personnes dans le quartier des Moulins, à Nice, le 3 octobre 2025, progresse. Trois nouveaux suspects, âgés de 18 à 23 ans, ont été interpellés ces derniers jours dans le Gard, à Roquemaure et à Nîmes. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, a annoncé ce mercredi 22 octobre le parquet de Marseille, en charge du dossier.
Deux suspects écroués pour assassinat en bande organisée
Ces trois arrestations portent à cinq le nombre total de personnes interpellées depuis le drame. Dès le 8 octobre, un homme et une femme avaient déjà été mis en examen et placés en détention, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour « assassinats en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs ». Selon le parquet, les deux suspects âgés de 23 ans figurent parmi les membres présumés du commando armé qui, le soir du 3 octobre vers 21 h 15, avait ouvert le feu sur la place des Amaryllis à l’aide d’armes lourdes, depuis une Peugeot 3008 blanche volée à Marseille trois jours plus tôt. Ils ont été mis en examen pour « assassinats et tentatives d’assassinats en bande organisée », ainsi que pour « recel et destruction par moyens dangereux en bande organisée ». Le troisième suspect, âgé de 18 ans, a été laissé libre sous contrôle judiciaire.
Une attaque assimilée à du narcoterrorisme
Ce soir-là, les rafales avaient fait sept victimes, dont deux mortelles, dans ce quartier de l’ouest niçois gangréné par les trafics de stupéfiants. Plusieurs blessés étaient de simples habitants, sans lien avec les réseaux criminels, selon le parquet. Un mode opératoire d’une violence extrême qui s’apparente, pour certains enquêteurs, à une forme de « narcoterrorisme ». Les investigations se poursuivent sous la direction de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, chargée de faire toute la lumière sur les commanditaires et les ramifications de cette attaque d’un rare degré de préparation.