Dunkerque : trois mineurs condamnés pour l’assassinat de Philippe Coopman
Dunkerque : trois mineurs condamnés pour l’assassinat de Philippe Coopman

Le 16 avril 2024, un parking de Grande-Synthe est devenu le théâtre d’un guet-apens mortel. Philippe Coopman, 22 ans, animateur apprécié dans les centres de loisirs de la ville et qui rêvait de devenir kinésithérapeute, y a perdu la vie. Cette nuit-là, alors qu’il téléphonait, il a été frappé violemment à la tête par trois adolescents qui lui ont dérobé son portable avant de disparaître. Il est décédé peu après. Âgés de 14 et 15 ans au moment des faits, les agresseurs avaient attiré leur victime grâce à un site de chat en ligne, en se faisant passer pour une mineure. L’affaire avait immédiatement secoué la commune. La brutalité du passage à l’acte, la jeunesse des suspects et l’absence totale de retenue avaient plongé les habitants dans la stupeur.

Un procès difficile

Jugés à huis clos depuis le 29 septembre 2025 devant le tribunal pour enfants de Dunkerque, les trois mineurs encouraient vingt ans de réclusion, peine maximale applicable à leur âge. Le verdict est tombé ce 2 octobre : 18 ans pour l’un, 20 ans pour les deux autres. Tous restent en détention. Le parquet avait requis des peines lourdes, assorties de suivis socio-judiciaires, d’injonctions de soins et d’interdictions de séjour dans l’agglomération dunkerquoise. Les avocates de la défense comme celles des parties civiles ont refusé de commenter à la sortie, tandis que la famille de la victime, bouleversée, s’est murée dans le silence.

Un acte qualifié de barbarie

Dès les premières heures de l’enquête, deux accusés avaient reconnu avoir piégé un homme majeur, qu’ils estimaient « répréhensible » de répondre à une annonce émanant d’une prétendue adolescente. La défense a tenté de minimiser l’intention criminelle, mais pour les parties civiles, il s’agit d’un crime sans circonstances atténuantes. L’avocate des proches de Philippe Coopman a rappelé qu’il s’était simplement retrouvé « au mauvais endroit, au mauvais moment ». Elle a décrit des jeunes « extrêmement violents, marqués par des parcours carencés et dépourvus d’empathie ». Selon elle, la victime a été « massacrée », un terme repris pour souligner l’inhumanité de l’agression. L’affaire avait fait naître une colère sourde à Grande-Synthe. Le maire, craignant un déchaînement incontrôlable, avait renoncé à assister aux obsèques après avoir reçu des menaces. Plus d’un an après, la décision de justice referme partiellement un dossier où l’horreur du geste se mêle à la jeunesse des condamnés. Mais dans cette ville du Nord, la cicatrice reste profonde.

Que retenir rapidement ?

Le 16 avril 2024, un parking de Grande-Synthe est devenu le théâtre d’un guet-apens mortel. Philippe Coopman, 22 ans, animateur apprécié dans les centres d

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