Un adolescent de 17 ans est décédé dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 juin à Dax, après avoir été poignardé à plusieurs reprises en plein centre-ville. Le drame s’est déroulé dans une rue adjacente à la place de la Fontaine Chaude, alors que des centaines de personnes s’étaient rassemblées pour suivre la finale de la Ligue des champions. La victime, connue pour pratiquer la boxe à Saint-Paul-lès-Dax, a succombé à ses blessures à l’hôpital. Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte. Les faits ont plongé la ville dans la stupeur. Selon plusieurs témoins présents sur place, l’altercation a été fulgurante. Miguel, attablé avec son ami Thomas, a vu surgir un homme en panique criant « Ça plante, ça plante ! ». Quelques instants plus tard, les secours tentaient de ranimer l’adolescent allongé au sol. Mathieu, qui connaissait la victime « de vue », a participé aux premiers gestes de secours : « On a pris le relais du massage cardiaque, on a essayé d’arrêter l’hémorragie. Il avait trois plaies, une au thorax, une dans les côtes et une dans le dos ».
Une action isolée selon le parquet
Si une rixe plus généralisée a eu lieu aux abords de la place peu après les faits, le procureur de la République de Dax, Benoît Fontaine, a précisé qu’il n’existait « à ce stade des investigations » aucun lien entre ces deux événements. L’agression semble relever d’un acte individuel et n’aurait aucun rapport avec les résultats du match. Le maire de la commune, Julien Dubois, s’est dit profondément attristé, évoquant un drame « en totale contradiction avec l’image paisible et festive de la ville ». Il a salué les progrès rapides de l’enquête, rendus possibles notamment par les images issues du système de vidéoprotection, bien qu’aucune caméra n’ait été installée dans l’impasse où s’est déroulé l’homicide. La victime, décrite par ceux qui l’avaient côtoyée comme « gentille » et « sans histoires », était connue pour sa pratique assidue de la boxe. « Il ne cherchait pas la bagarre en dehors du club », a insisté un témoin. L’auteur des coups mortels est toujours activement recherché par le Service Interrégional de Police Judiciaire (SIPJ) de Bayonne, en charge du dossier.