L’horreur s’est invitée aux urgences de l’hôpital de Châteaubriant, en Loire-Atlantique. Une jeune femme de 25 ans s’y est présentée avec son bébé de huit mois, déjà décédé dans ses bras. Rapidement, les soignants ont remarqué des marques suspectes sur le corps de l’enfant et ont alerté la gendarmerie. L’autopsie a ensuite révélé une « dégradation physiologique majeure » du nourrisson, incompatible avec un simple accident.
Une découverte glaçante au domicile familial
Les gendarmes se sont rendus immédiatement au domicile du couple, où ils ont découvert une scène de négligence extrême. Selon le procureur de Nantes, la maison était dans un état d’insalubrité avancé, envahie par des détritus et des animaux domestiques faméliques. Les premières constatations médico-légales ont révélé des ecchymoses et des lésions sur plusieurs parties du corps du bébé. Les parents, âgés de 25 et 19 ans, ont livré des versions contradictoires, jugées incohérentes avec les observations des enquêteurs et du corps médical.
Une information judiciaire ouverte pour crime de délaissement
Face à la gravité des faits, le parquet de Nantes a ouvert une information judiciaire pour « crime de délaissement ayant entraîné la mort ». Les deux parents ont été placés en garde à vue puis déférés au parquet. Le procureur a requis leur placement en détention provisoire. Ils encourent jusqu’à trente ans de réclusion criminelle. Le couple, déjà parent de quatre autres enfants âgés de huit mois à six ans, a vu toute sa fratrie placée sous protection. Les examens médicaux pratiqués sur les frères et sœurs du nourrisson ont mis en évidence un état sanitaire préoccupant, témoignant d’un environnement de vie dégradé et d’un manque manifeste de soins.