Une maison apparemment tranquille près du centre-ville de Brive-la-Gaillarde abritait un lourd secret. Le corps d’une femme centenaire y a été découvert, enterré dans son propre jardin, plusieurs années après sa disparition. Sa fille, qui vivait avec elle, a été interpellée et placée en garde à vue. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide volontaire sur ascendant et recel de cadavre. Tout a commencé par l’inquiétude d’un membre de la famille, sans nouvelles de la vieille dame depuis trop longtemps. Ce signalement a déclenché l’intervention des secours, mardi 1er juillet. Sur place, les forces de l’ordre ont découvert des ossements humains. Selon les premiers résultats de l’autopsie réalisée dès le lendemain, la victime serait décédée depuis plusieurs années. L’inhumation clandestine dans le jardin laisse supposer une tentative délibérée de dissimulation.
Sa fille est en garde à vue
La procureure de la République de Limoges, Émilie Abrantes, a précisé que la fille de la victime, âgée d’une soixantaine d’années, présente sur les lieux au moment de l’intervention, a immédiatement été placée en garde à vue. L’enquête, ouverte dans un premier temps en flagrance, a été confiée au commissariat de Brive-la-Gaillarde et à la direction de la criminalité organisée et de la délinquance spécialisée de Limoges. Dans le quartier, la stupeur domine. Plusieurs voisins affirment ne pas avoir vu la vieille dame depuis des années. Certains décrivent les deux femmes comme discrètes, voire repliées sur elles-mêmes. La date exacte du décès et les circonstances précises restent encore à établir, mais les soupçons se resserrent autour d’un scénario inquiétant de mort passée sous silence. La garde à vue de la fille devra permettre de lever les zones d’ombre, notamment sur les raisons de l’inhumation sauvage et sur l’éventuelle préméditation. En attendant, la justice tente de reconstituer les dernières années de la centenaire disparue, dans un huis clos familial devenu scène de crime.