Brest - tensions en fin de manifestation antifasciste après l’attaque de la place Guérin
Brest - tensions en fin de manifestation antifasciste après l’attaque de la place Guérin

À Brest, la colère suscitée par l’agression survenue place Guérin dans la nuit de samedi à dimanche a rassemblé jeudi soir environ 1 500 personnes. L’appel provenait de plusieurs organisations antifascistes, rejointes par la Ligue des droits de l’homme, mais marqué par des divisions politiques : les socialistes ont refusé de s’associer à l’événement après que le député insoumis Pierre-Yves Cadalen a invité son collègue Raphaël Arnault, figure de la Jeune Garde. Les manifestants s’étaient d’abord réunis dans une ambiance calme, ponctuée de discours et de slogans. Pierre-Yves Cadalen a vanté « une ville ouverte et solidaire », tandis que Raphaël Arnault, dans un ton offensif, a dénoncé la montée de l’extrême droite et l’absence de certaines forces politiques. Les premiers chants antifascistes ont résonné alors que le cortège grossissait rapidement.

De l’unité aux échauffourées

Encadrés par les CRS déployés pour empêcher tout débordement vers les zones interdites, notamment le port de commerce, les manifestants ont défilé dans les rues du centre-ville. Mais au passage des Halles Saint-Louis, la situation s’est tendue : grenades lacrymogènes, cortège repoussé, barricades dressées avec des poubelles. En fin de parcours, les forces de l’ordre ont de nouveau dispersé les derniers groupes, tandis que des feux de poubelles étaient maîtrisés par les pompiers.

Un climat politique sous tension

Cette manifestation fait suite à une série d’agressions imputées à l’ultra-droite dans plusieurs villes de l’Ouest. À Brest, l’attaque du café de la Plage a marqué un tournant, déclenchant dès dimanche soir un premier rassemblement improvisé réunissant déjà près de 1 500 personnes. Les organisateurs appellent désormais à maintenir la mobilisation : une nouvelle assemblée générale antifasciste est programmée lundi 29 septembre aux Halles Saint-Martin. Si la manifestation de jeudi s’est achevée dans la confusion, elle a montré que la question de l’implantation de l’extrême droite locale et de la riposte militante place désormais Brest au cœur d’un affrontement politique et idéologique de plus en plus visible.

Que retenir rapidement ?

À Brest, la colère suscitée par l’agression survenue place Guérin dans la nuit de samedi à dimanche a rassemblé jeudi soir environ 1 500 personnes.

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