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Besançon : un viol filmé dans la rue entre deux enfants de 8 et 9 ans, un ado de 13 ans dans le viseur

À Besançon, dans le Doubs, une vidéo glaçante secoue la ville : un enfant de 8 ans imposant un rapport sexuel à un autre de 9 ans, en pleine rue sur un parking isolé, le tout immortalisé par un collégien de 13 ans qui a diffusé les images. Les faits, survenus début octobre 2025, ont été signalés le 10 octobre par des élèves d’une école primaire et d’un collège, horrifiés après avoir reçu le fichier par message. Le parquet de Besançon, alerté par l’Éducation nationale, a ouvert une enquête pour viol, confirmée ce 23 octobre. Le jeune de 13 ans, mis en examen pour viol, complicité et enregistrement d’images de violences, est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact. Les deux plus jeunes, entendus dans une salle « Mélanie » (aménagée pour les 4-10 ans, avec jouets et enregistrements pour éviter les répétitions traumatisantes), accusent le collégien d’avoir forcé la scène. L’enfant de 8 ans, trop jeune pour être poursuivi pénalement, échappe aux charges, mais l’enquête fouille les origines de cette horreur : pornographie en ligne ? Influence perverse ? 

Un abîme qui glace dans un quartier paisible 

La scène, survenue en plein jour près d’une résidence, a été révélée par l’Est Républicain et confirmée par le parquet. Les victimes et suspects se connaissaient, un cercle vicieux qui transforme un jeu d’enfants en cauchemar judiciaire. Le 9 ans, victime présumée, et le 8 ans, soupçonné d’exécution, ont décrit sous l’œil bienveillant des psychologues des auditions filmées : « obligés de faire ça », pointent-ils vers le 13 ans, qui nie instiguer mais admet filmer et partager. Placé en garde à vue le 15 octobre, il encourt un jugement devant un juge des enfants, avec mesures éducatives et d’éloignement. L’Éducation nationale, d’où est partie l’alerte, a sensibilisé les exposés à la vidéo, orientant vers assistantes sociales ou le 3018 (ligne anti-harcèlement numérique). Mais comment une telle barbarie a-t-elle pu germer chez des gamins et se propager comme un virus en classe ?

L’ombre de la pornographie sur l’enfance volée

Ce qui sidère les enquêteurs, c’est l’âge : jamais un 8 ans n’avait été suspecté de viol sur un pair, filmé par un préado, dans les annales locales. Le parquet s’interroge sur les déclencheurs : exposition à des contenus pornographiques explicites, accessibles en un clic sur les smartphones familiaux ? Les expertises psychologiques, en cours, pourraient éclairer ce basculement, entre mimétisme innocent et coercition masquée. Le 13 ans, responsable pénalement, symbolise une génération piégée par les écrans : filmer pour liker, partager pour dominer, un cocktail toxique qui transforme la rue en scène de crime. Besançon, ville studieuse aux allées ombragées, voit son innocence profanée, et les parents, sidérés, se demandent : où étaient les garde-fous ? L’enquête, menée par la police judiciaire, saisit les vidéos et messages, traquant les complices virtuels. Cette affaire, écho d’un mal plus vaste (hausse des violences sexuelles juvéniles, selon des stats alarmantes), hurle une urgence : éduquer à l’intimité, verrouiller les écrans, et punir sans complaisance les instigateurs adolescents. Le 9 ans, traumatisé, portera des cicatrices invisibles ; le 8 ans, manipulé ou non, un avenir flou. Le 13 ans, sous contrôle, apprendra-t-il la leçon ? À Besançon, la justice avance, mais le vrai verdict sera social : briser le cycle avant qu’une autre vidéo ne noircisse l’enfance. Pour l’heure, les salles Mélanie, avec leurs peluches et leurs caméras, sont les seuls remparts dans ce chaos miniature, où la rue devient un piège impitoyable.

Que retenir rapidement ?

À Besançon, dans le Doubs, une vidéo glaçante secoue la ville : un enfant de 8 ans imposant un rapport sexuel à un autre de 9 ans, en pleine rue sur un par

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