La police britannique a reconnu vendredi avoir pu accidentellement abattre deux personnes, dont l’une est décédée, lors de l’attaque perpétrée jeudi contre une synagogue à Manchester pendant Yom Kippour, la journée la plus sacrée du calendrier juif.
L’agresseur, identifié comme un Britannique d’origine syrienne, a foncé avec son véhicule sur des piétons avant d’attaquer au couteau plusieurs personnes devant la synagogue de Heaton Park. Les forces de l’ordre sont intervenues rapidement et ont ouvert le feu.
Deux hommes, Adrian Daulby, 53 ans, et Melvin Cravitz, 66 ans, ont été tués au cours de l’assaut. La police du Grand Manchester a déclaré qu’il était possible que leurs décès soient liés aux tirs des agents, l’assaillant n’étant pas en possession d’une arme à feu au moment des faits.
Cet incident tragique a choqué la communauté juive locale, la plus importante du Royaume-Uni en dehors de Londres, déjà ébranlée par la hausse des actes antisémites dans le pays. Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs critiqué la tenue de manifestations pro-palestiniennes dans le contexte de l’attaque, affirmant qu’elles contribuaient à exacerber les tensions.
Une enquête indépendante a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de la fusillade et de faire toute la lumière sur les responsabilités policières.