Six employés du port du Pirée, principal hub maritime de Grèce, ont été placés en détention provisoire vendredi dans le cadre d’une enquête pour trafic international de drogue. Les autorités les accusent d’avoir participé à une opération de contrebande de cocaïne en provenance d’Amérique latine, dissimulée dans des conteneurs réfrigérés transportant des cargaisons de bananes.
Selon des sources judiciaires, les travailleurs portuaires sont soupçonnés d’avoir intégré une organisation criminelle opérant depuis au moins 2024. L’arrestation, survenue lundi, a été menée par les forces de l’ordre après une opération de surveillance coordonnée. La police affirme avoir découvert la drogue soigneusement dissimulée dans des conteneurs en provenance d’Équateur, l’un des principaux pays de transit de la cocaïne vers l’Europe.
Les suspects, employés d’une société privée chargée des opérations de fret dans le port, ont nié en bloc les accusations portées contre eux. Toutefois, les enquêteurs disposent d’éléments, notamment des enregistrements et des mouvements suspects au sein du terminal à conteneurs, qui ont conduit à leur mise en examen pour participation à un réseau de trafic de drogue et pour violation des lois sur les stupéfiants.
Il s’agit de la troisième affaire de ce type impliquant des employés du port du Pirée depuis 2023, ce qui alimente les craintes de l’installation durable de filières criminelles au sein de l’un des plus grands ports commerciaux de Méditerranée. Le Pirée, géré en partie par la société chinoise COSCO Shipping Holdings, constitue une porte d’entrée majeure des marchandises en Europe du Sud.
La police grecque a indiqué que d’autres arrestations étaient possibles dans les prochaines semaines, l’enquête se poursuivant pour identifier l’ensemble du réseau logistique et financier derrière ces importations illicites. Des coopérations internationales, notamment avec les autorités équatoriennes et européennes, ont été activées.
Cet épisode met en lumière l’utilisation croissante des grandes infrastructures portuaires européennes par les réseaux de narcotrafic, qui profitent du volume massif de marchandises et de la complexité logistique pour dissimuler leurs cargaisons. Les autorités grecques, de leur côté, affirment vouloir intensifier les contrôles dans les ports du pays, afin de prévenir d’autres infiltrations criminelles.