La Grèce anticipe une hausse significative du nombre d’étudiants internationaux avec l’arrivée de campus universitaires étrangers sur son territoire. Depuis l’adoption, en 2024, d’une loi autorisant l’implantation d’établissements privés à but non lucratif, quatre universités venues de l’étranger ont déjà lancé des structures à Athènes, tandis que plusieurs autres projets sont à l’étude.
Cette ouverture marque un tournant pour un pays longtemps attaché à un modèle exclusivement public. Les autorités grecques misent sur cette évolution pour désengorger les universités nationales et renforcer l’attractivité académique du pays, dans un contexte de concurrence accrue entre destinations d’études en Europe.
Un pari sur l’attractivité méditerranéenne
Située à la croisée des Balkans, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, la Grèce entend capter des flux d’étudiants issus de ces régions, en quête de formations accessibles et reconnues. Les nouveaux campus devraient se concentrer sur des disciplines jugées porteuses, comme le tourisme, les technologies vertes ou l’analyse de données, répondant à une demande internationale en forte croissance.
Si le coût des études et la qualité de l’enseignement constituent des atouts majeurs, le défi reste important. Pour rester compétitives, les universités grecques devront accélérer le développement de cursus en anglais et convaincre une partie de l’opinion publique, encore réticente face à une réforme perçue par certains comme une privatisation déguisée de l’enseignement supérieur.