Les États-Unis ont annoncé mardi une nouvelle série de sanctions visant huit individus et deux entités accusés d’avoir participé à des réseaux internationaux de blanchiment d’argent au profit du régime nord-coréen. Selon le département du Trésor américain, ces structures illégales ont contribué à financer les programmes d’armement et les activités cybercriminelles de Pyongyang.
« En générant des revenus pour le développement des armes de Pyongyang, ces acteurs menacent directement la sécurité des États-Unis et du monde », a déclaré John Hurley, sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier. Il a ajouté que Washington continuerait à « poursuivre les facilitateurs et les complices de ces stratagèmes » afin d’assécher les sources de financement illicites de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).
Parmi les personnes visées figurent les banquiers nord-coréens Jang Kuk Chol et Ho Jong Son, accusés d’avoir géré des fonds pour le compte d’une entité déjà sanctionnée, dont une partie pourrait être liée à des opérations de rançongiciels ayant ciblé des entreprises américaines. Le Trésor a également sanctionné la société Korea Mangyongdae Computer Technology Company, soupçonnée d’utiliser des ressortissants chinois comme intermédiaires pour dissimuler l’origine des fonds, ainsi que son président, U Yong Su.
Cinq autres représentants nord-coréens, basés en Chine et en Russie, ont également été désignés pour leur rôle dans des institutions financières liées à la RPDC. Le Trésor américain a en outre inscrit sur sa liste noire la Ryujong Credit Bank, accusée d’avoir facilité des transactions financières entre la Chine et la Corée du Nord dans le but de contourner les sanctions internationales.
Selon Washington, ces activités comprenaient le transfert de devises étrangères, le blanchiment de fonds et la gestion des salaires des travailleurs nord-coréens employés à l’étranger. Ces nouvelles mesures visent à renforcer la pression sur Pyongyang, dont les opérations cybercriminelles et le contournement des sanctions représentent une part essentielle du financement de son programme nucléaire et balistique.
Les États-Unis, appuyés par plusieurs alliés, affirment que la lutte contre les réseaux financiers clandestins liés à la Corée du Nord reste une priorité, dans un contexte où le régime de Kim Jong-un poursuit le développement de nouvelles armes et multiplie les cyberattaques à l’échelle mondiale.