Washington a ordonné le déploiement de moyens aériens et navals supplémentaires dans le sud de la mer des Caraïbes pour contrer les activités des cartels latino-américains, considérés par l’administration Trump comme des « organisations terroristes mondiales ». Trois sources proches du dossier ont confirmé jeudi à Reuters cette décision, qui s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le trafic de drogue et de sécurisation de la frontière sud des États-Unis.
Selon un responsable américain, l’opération comprendra l’envoi de plusieurs avions espions P-8, d’au moins un navire de guerre et d’un sous-marin d’attaque. Le plan prévoit que ces moyens opèrent dans l’espace aérien et les eaux internationales, principalement à des fins de renseignement et de surveillance, mais avec la possibilité de mener des frappes ciblées si une décision politique est prise.
Le processus de déploiement, qui devrait durer plusieurs mois, renforce une présence militaire déjà accrue dans la région. Ces derniers mois, au moins deux navires de guerre avaient été envoyés pour appuyer les efforts de sécurité aux frontières et de lutte contre le narcotrafic.
Pour Donald Trump, cette opération vise à répondre aux « menaces à la sécurité nationale » que représenteraient ces réseaux criminels transnationaux. Le président américain a fait de la lutte contre les cartels un pilier de sa politique, l’articulant avec ses objectifs de réduction des flux migratoires et de contrôle strict de la frontière avec le Mexique.
Ce nouveau déploiement pourrait marquer une intensification des opérations américaines dans les Caraïbes, avec un usage accru des capacités de renseignement et, potentiellement, d’actions militaires directes contre les infrastructures des cartels.