Kilmar Abrego, migrant originaire du Salvador devenu une figure emblématique des politiques anti-immigration du président Donald Trump, a obtenu mercredi un nouveau répit judiciaire. Un juge fédéral du Maryland a décidé qu’il resterait aux États-Unis au moins jusqu’en octobre, suspendant ainsi les plans d’expulsion du gouvernement.
L’audience, présidée par la juge de district Paula Xinis, a mis en évidence la complexité de l’affaire. Alors que l’administration Trump tente désormais de le renvoyer vers l’Ouganda, les avocats d’Abrego ont annoncé leur intention d’explorer toutes les voies légales possibles pour bloquer ce projet, qualifié d’arbitraire et injustifié.
Âgé de plusieurs années de présence sur le sol américain, Abrego avait déjà été menacé d’expulsion vers son Salvador natal, où il affirme craindre pour sa vie. Sa situation a déclenché une mobilisation de militants et d’associations, qui le considèrent comme un symbole de la dureté des nouvelles mesures migratoires mises en place par la Maison Blanche.
L’homme, arrêté dans le Tennessee avant d’être libéré sous conditions, a reçu le soutien de centaines de manifestants rassemblés récemment devant un bureau extérieur de l’agence fédérale ICE à Baltimore. Pour ses défenseurs, son cas illustre les dérives d’un système d’expulsion devenu de plus en plus opaque et politisé.
La décision du juge ne règle pas le fond du dossier mais ouvre un nouveau délai crucial pour Abrego et ses soutiens, alors que les débats sur l’immigration dominent le climat politique américain à l’approche des prochaines échéances électorales.