SpaceX a affirmé jeudi que ses tentatives pour récupérer les débris de son vaisseau Starship, qui a explosé lors d’un essai la semaine dernière au Texas, ont été perturbées, notamment au sud de la frontière, au Mexique. L’entreprise d’Elon Musk a appelé les autorités mexicaines à coopérer davantage, alors que le président Andrés Manuel López Obrador a récemment évoqué une possible action en justice contre la société américaine.
Le 19 juin, le prototype géant de Starship, conçu pour des vols vers la Lune et Mars, a été réduit en miettes dans une boule de feu impressionnante lors d’un test au-dessus du Texas, près de la frontière mexicaine. Des morceaux du vaisseau ont été projetés jusque dans le fleuve Rio Grande et sur le territoire mexicain, selon des images diffusées par Reuters.
Dans un communiqué, SpaceX a expliqué que ses équipes avaient été empêchées d’accéder à certains sites où se trouvent des fragments critiques de l’appareil. L’entreprise précise avoir officiellement sollicité la coopération des autorités mexicaines pour sécuriser les lieux et procéder à des opérations de récupération sécurisée, soulignant l’importance de ces débris pour l’enquête en cours sur l’« anomalie majeure » ayant conduit à l’explosion.
La situation prend une tournure diplomatique, alors que le président mexicain a déclaré publiquement que son gouvernement pourrait poursuivre SpaceX pour les retombées de l’accident, évoquant d’éventuels dommages environnementaux dans la région frontalière. Cette déclaration a provoqué une certaine tension entre les deux parties.
SpaceX, de son côté, affirme avoir suivi tous les protocoles de sécurité et de notification internationaux relatifs à ce type d’incident. La société insiste sur le fait que la coopération bilatérale est essentielle, non seulement pour des raisons techniques et de sécurité, mais aussi pour prévenir toute mésentente future dans le cadre de ses opérations transfrontalières.
Cet incident, l’un des plus spectaculaires de l’année pour SpaceX, pourrait compliquer la campagne d’essais du programme Starship, déjà surveillée de près par la NASA, qui compte sur ce lanceur pour ses futures missions lunaires dans le cadre du programme Artemis.