Meta accélère dans l’IA et s’offre la start-up Manus, valorisée jusqu’à 3 milliards de dollars
Meta accélère dans l’IA et s’offre la start-up Manus, valorisée jusqu’à 3 milliards de dollars

De nouveaux documents judiciaires soumis aux autorités américaines affirment que Meta a volontairement dissimulé des preuves établissant un lien direct entre l’utilisation de ses plateformes et des effets nocifs sur la santé mentale des utilisateurs, en particulier les plus jeunes. Les plaignants soutiennent que l’entreprise a minimisé les risques connus depuis des années, tout en privilégiant la croissance et l’engagement à tout prix.

Selon ces documents, des recherches internes auraient montré des impacts significatifs sur le bien-être des adolescents, notamment des effets sur l’anxiété, l’estime de soi et les comportements compulsifs en ligne. Les plaignants affirment que Meta n’a pas communiqué ces résultats aux utilisateurs ni aux autorités, et qu’elle a résisté à toute publication susceptible de nuire à son image ou à ses revenus publicitaires.

Les accusations mettent également en lumière des mesures jugées insuffisantes pour protéger les jeunes. Certaines politiques de sécurité auraient été maintenues malgré leur inefficacité, tandis que d’autres initiatives auraient été abandonnées parce qu’elles risquaient de réduire le temps passé sur les plateformes.

Meta a tenté de bloquer la divulgation de documents internes, invoquant la confidentialité et la protection de ses processus de recherche. Les déposants affirment au contraire que ces documents démontrent une intention délibérée de dissimuler des conclusions « causales » sur les méfaits des réseaux sociaux.

Les procédures mentionnent également que TikTok aurait influencé la National PTA, une grande organisation de parents d’élèves américaine, afin qu’elle adopte publiquement des positions favorables à la plateforme sur les questions de sécurité. Cette dimension élargit la controverse à l’ensemble des géants technologiques, accusés de manipuler l’opinion sur les risques liés aux usages numériques des jeunes.

L’affaire devrait se poursuivre dans les prochains mois, avec une bataille juridique centrée sur l’accès aux documents internes et sur la question centrale : les plateformes ont-elles volontairement caché l’étendue de leurs méfaits, en connaissance de cause ?

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