Coup de tonnerre chez CMI France : le groupe de Daniel Kretinsky annonce un plan social massif
Coup de tonnerre chez CMI France : le groupe de Daniel Kretinsky annonce un plan social massif

Le groupe CMI France, propriétaire de titres comme Elle, Marianne ou Franc-Tireur, s’apprête à vivre une restructuration d’ampleur. Mercredi, la présidente Valérie Salomon a annoncé aux salariés un plan social prévoyant la suppression de jusqu’à 87 postes. La régie publicitaire CMI Media pourrait également être touchée, avec 45 emplois menacés. Un choc interne qui intervient alors que les équipes dénonçaient déjà, en septembre, la gestion du groupe via une motion de défiance.

Une restructuration qui s’inscrit dans un marché de la presse en pleine crise

Selon la direction, ce plan de sauvegarde de l’emploi prendra d’abord la forme d’un programme de départs volontaires, avec l’ouverture de négociations dès la semaine prochaine. Elle justifie cette décision par une situation économique « fortement dégradée » : chute des ventes, effondrement des investissements publicitaires, hausse des coûts… Autant de tendances structurelles qui fragilisent durablement le secteur et poussent CMI France à réduire la voilure. Le groupe avait déjà recentré son activité ces derniers mois en cédant Ici Paris, France Dimanche et Télé 7 Jours, tout en lançant la chaîne TNT T18 dans l’espoir de diversifier ses revenus.

Pour un acteur qui revendique encore 185 millions d’exemplaires écoulés chaque année, ce plan social marque un tournant. CMI France affirme vouloir « sécuriser l’avenir » de ses marques, mais l’annonce de ces suppressions de postes fait planer le doute sur la capacité du groupe à stabiliser son modèle. Dans un contexte où l’ensemble de la presse lutte pour survivre, cette restructuration pourrait bien n’être qu’un premier jalon vers une recomposition encore plus profonde.

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