L’entreprise Duralex, symbole du verre trempé « Made in France », lance une levée de fonds participative à destination du grand public. Son objectif : récolter cinq millions d’euros afin de consolider sa relance et financer une nouvelle ligne de production.
Une campagne nationale pour soutenir une icône française
Un an après sa reprise en Scop (société coopérative détenue par ses salariés), Duralex veut impliquer directement les Français dans son redressement. À partir du mois de novembre, chacun pourra acquérir une part de l’entreprise à partir de 100 euros. Cet investissement, rémunéré à 8 % par an et bloqué pendant sept ans, ouvrira également droit à une réduction d’impôt de 18 %. Selon le directeur général de la Scop, François Marciano, cette levée de fonds doit combler le déficit de financement issu de la reprise. « Nous devions réunir 15 millions d’euros, nous n’en avons eu que dix. Ces cinq millions manquants sont essentiels pour sécuriser notre avenir », explique-t-il.
Un projet industriel et une stratégie de diversification
Les fonds serviront en priorité à installer une nouvelle ligne de production destinée à une gamme originale développée en partenariat avec les moutardes Martin-Pouret, autre marque historique d’Orléans. Ce projet symbolise la volonté de Duralex de s’ouvrir à de nouvelles collaborations et de valoriser le savoir-faire local. Mais le défi reste de taille : pour atteindre l’équilibre financier, l’entreprise doit franchir la barre des 35 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Pour y parvenir, la direction mise sur des produits dérivés : ustensiles, accessoires et même un tablier Duralex, censés moderniser l’image de la marque tout en capitalisant sur son patrimoine.
Un pari collectif pour un renouveau industriel
La participation citoyenne apparaît comme un levier de confiance dans un contexte où les repreneurs-salariés tentent de restaurer la rentabilité et la notoriété d’un fleuron industriel français. En invitant les particuliers à devenir actionnaires, Duralex espère transformer son emblématique « verre de cantine » en symbole d’un capitalisme coopératif à la française.