À Washington, les communautés immigrées réagissent de plus en plus aux opérations de l’agence fédérale de l’immigration (ICE). Ces derniers jours, des habitants de quartiers à forte population hispanique sont intervenus à plusieurs reprises pour protester contre des arrestations, parfois jusqu’à obtenir la libération de personnes interpellées.
Dans le quartier de Mount Pleasant, connu pour sa communauté salvadorienne, des résidents ont alerté leurs voisins lorsqu’un homme a été arrêté par des agents d’ICE. Rapidement, une foule s’est rassemblée, scandant des slogans pour demander aux officiers de partir. Malgré la mobilisation, l’homme a finalement été emmené.
Deux jours plus tard, à Petworth, un autre quartier multiculturel de la capitale, la scène s’est répétée. Des agents ont interpellé un Guatémaltèque se déplaçant avec une béquille, qui affirmait n’avoir aucun casier judiciaire. Des passants, en route vers leur travail ou promenant leurs chiens, se sont arrêtés pour contester l’opération. Après plusieurs minutes d’échanges tendus avec les manifestants, les agents ont finalement relâché l’homme.
Selon des associations de défense des immigrés, l’activité d’ICE s’est intensifiée ces dernières semaines à Washington, avec des pratiques dénoncées comme du « profilage racial ». Ces opérations ont également des répercussions économiques : de nombreux commerces locaux constatent une baisse de fréquentation, les habitants craignant de sortir par peur d’arrestations.
Ces tensions illustrent la fracture persistante autour de la politique migratoire aux États-Unis, où la présence accrue d’ICE dans les quartiers populaires nourrit la défiance et la résistance des communautés concernées.