Neufchâtel-Hardelot : deux migrantes périssent en tentant la traversée, un autre corps retrouvé à Gravelines
Neufchâtel-Hardelot : deux migrantes périssent en tentant la traversée, un autre corps retrouvé à Gravelines

La Manche a de nouveau été le théâtre d’un drame dans la nuit de vendredi à samedi. Deux femmes somaliennes ont trouvé la mort sur une plage de Neufchâtel-Hardelot, au sud de Boulogne-sur-Mer, alors qu’une centaine de personnes tentaient de s’embarquer pour l’Angleterre à bord d’un canot de fortune. L’avarie de l’embarcation a stoppé net la traversée avant même qu’elle ne commence, mais les secours n’ont rien pu faire pour sauver les deux victimes, dont le décès a été constaté vers cinq heures du matin. Sur place, une soixantaine de migrants ont été pris en charge par la protection civile, dans une atmosphère de désolation. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes de ce drame qui vient allonger une liste déjà tragiquement fournie.

Un autre décès à Gravelines

Quelques heures plus tard, un autre corps sans vie a été repêché dans un canal menant à la mer, à Gravelines, au nord du département. Les autorités n’ont pas confirmé de lien direct entre cette découverte et la tentative avortée de Neufchâtel-Hardelot, mais la concomitance des événements renforce le sentiment d’une hécatombe silencieuse qui se joue chaque semaine sur ce littoral. Depuis le début de l’année, au moins 26 migrants ont perdu la vie en cherchant à franchir la frontière maritime entre la France et le Royaume-Uni. Ce chiffre, établi à partir des données officielles, reflète seulement la partie visible d’un phénomène que les associations estiment plus grave encore, les disparitions en mer échappant souvent aux statistiques.

Une hécatombe qui se répète

Chaque mois apporte son lot de naufrages et de drames. Dans la nuit du 9 au 10 septembre, trois personnes avaient déjà péri, vraisemblablement écrasées au fond d’une embarcation surchargée partie de Sangatte. Le préfet du Pas-de-Calais avait alors évoqué la possible disparition de trois autres migrants dans un autre secteur. Ces récits, fragmentaires mais implacables, témoignent de la violence des traversées et du désespoir de ceux qui s’y risquent. Alors que les autorités françaises renforcent les dispositifs de surveillance et que les passeurs multiplient les départs dans des conditions de plus en plus précaires, la Manche continue d’engloutir des vies, laissant sur ses rives la trace indélébile d’une frontière meurtrière.

Que retenir rapidement ?

La Manche a de nouveau été le théâtre d’un drame dans la nuit de vendredi à samedi. Deux femmes somaliennes ont trouvé la mort sur une plage de Neufchâtel-

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