Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a fait une déclaration importante ce mardi dans le cadre d’un procès antitrust aux États-Unis. Il a reconnu avoir acheté Instagram parce que l’application possédait une fonction de capture photo supérieure à celle que son entreprise développait à l’époque pour Facebook, son produit phare.
Cet aveu appuie les accusations des autorités antitrust américaines selon lesquelles Meta aurait adopté une stratégie visant à racheter ses concurrents potentiels ou à les évincer du marché, afin de maintenir illégalement sa position dominante.
Selon Reuters, cette déclaration a été faite le deuxième jour de la comparution de Zuckerberg devant le tribunal, dans le cadre d’un procès majeur mené par la Federal Trade Commission (FTC). L’objectif de cette action judiciaire est de remettre en cause la domination de Meta sur des actifs clés comme Instagram et WhatsApp.
Des documents révélés mardi lors du procès à Washington ont montré que Zuckerberg avait envisagé, en 2018, de séparer Instagram de Meta, par précaution contre un éventuel procès pour monopole. La plainte, initialement déposée sous le premier mandat de Donald Trump, est considérée comme un test de la volonté de son administration de réguler les géants de la tech.
Interrogé par la FTC sur la perception qu’il avait à l’époque de la croissance rapide d’Instagram et de ses éventuelles conséquences négatives pour Facebook (aujourd’hui Meta), Zuckerberg a répondu qu’il pensait qu’Instagram avait une meilleure fonctionnalité photo que celle que Facebook tentait de développer.
Il a déclaré :
« Nous analysions les avantages et inconvénients entre développer nous-mêmes ou acheter. »
En travaillant à créer une application exploitant l’appareil photo des smartphones, il a conclu :
« J’ai trouvé qu’Instagram était meilleur dans ce domaine. C’est pourquoi il valait mieux l’acheter. »
Zuckerberg a aussi reconnu que de nombreuses tentatives de Meta pour développer ses propres applications avaient échoué.
Mark Zuckerberg a envisagé de séparer Instagram de Meta par crainte d’un procès pour monopole