Le Groenland affirme que sa défense doit relever de l’OTAN (AP)
Le Groenland affirme que sa défense doit relever de l’OTAN (AP)

Le gouvernement du Groenland a annoncé vouloir intensifier ses démarches afin que la défense de ce territoire arctique s’inscrive clairement sous l’égide de l’OTAN. Cette position s’accompagne d’un nouveau rejet des ambitions exprimées par le président américain Donald Trump de prendre le contrôle de l’île.

Ces derniers jours, le président américain a de nouveau affirmé que les États-Unis devraient posséder le Groenland, estimant qu’un tel contrôle serait nécessaire pour empêcher la Russie ou la Chine de s’implanter à l’avenir sur ce territoire stratégique et riche en ressources minérales. Le Groenland est une entité autonome rattachée au Royaume du Danemark, mais demeure au cœur des enjeux de sécurité dans l’Arctique.

Dans un communiqué, le gouvernement de coalition groenlandais a souligné que « tous les États membres de l’OTAN, y compris les États-Unis, ont un intérêt commun dans la défense du Groenland ». Les autorités locales estiment que l’alliance atlantique offre le cadre le plus légitime et le plus équilibré pour garantir la sécurité du territoire, tout en respectant son statut politique.

Cette prise de position a trouvé un écho à Bruxelles. Le commissaire européen à la défense et à l’espace, Andrius Kubilius, a averti qu’une éventuelle prise de contrôle militaire du Groenland par les États-Unis remettrait en cause les fondements mêmes de l’Alliance atlantique, allant jusqu’à affirmer qu’un tel scénario signerait la fin de l’OTAN.

Les déclarations groenlandaises interviennent dans un contexte de militarisation croissante de l’Arctique, région devenue stratégique à la fois pour ses routes maritimes, ses ressources naturelles et son importance géopolitique, alors que les grandes puissances renforcent leur présence dans le Grand Nord.

Partager