Le FMI prépare la validation d’un nouveau programme d’aide de 8,1 milliards de dollars pour l’Ukraine
Le FMI prépare la validation d’un nouveau programme d’aide de 8,1 milliards de dollars pour l’Ukraine

La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a indiqué qu’elle comptait soumettre dans les prochaines semaines au conseil d’administration du FMI un nouveau programme de prêts de 8,1 milliards de dollars destiné à l’Ukraine, soulignant l’importance de sécuriser les financements pour un pays toujours confronté à la guerre.

À l’issue de rencontres avec le président Volodymyr Zelensky et plusieurs hauts responsables ukrainiens, Kristalina Georgieva a expliqué que la situation avait évolué depuis l’accord préliminaire conclu en novembre, tout en précisant que les grandes orientations du programme resteraient inchangées. Elle a insisté sur la nécessité de vérifier que les engagements pris demeurent applicables malgré un contexte exceptionnellement difficile.

La dirigeante du FMI a rappelé aux autorités ukrainiennes l’importance de poursuivre la suppression de l’exonération de TVA sur certains biens de consommation, une mesure qui suscite une forte opposition interne. Elle a toutefois précisé que, pour l’approbation du programme, le Fonds exigerait uniquement que cette réforme soit présentée au Parlement, sans obligation d’adoption immédiate.

Selon elle, cette réforme fiscale est indispensable pour éviter que l’économie ukrainienne ne reste bloquée entre un modèle de marché et un système non marchand. Elle a souligné que cette mesure est également jugée essentielle pour l’adhésion future de l’Ukraine à l’Union européenne, pour attirer les investissements privés et pour améliorer durablement le climat des affaires.

Le FMI prévoit d’évaluer les réformes les plus faciles à mettre en œuvre et celles nécessitant davantage d’ajustements. Concernant la TVA, Kristalina Georgieva a indiqué que le Fonds envisageait d’accorder à l’Ukraine un délai pouvant aller jusqu’à un an afin d’obtenir le soutien parlementaire nécessaire, compte tenu du caractère sensible de cette réforme dans le contexte actuel.

Partager