À deux jours des élections municipales, la situation politique a basculé à Orange (Vaucluse). Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté le recours de Yann Bompard contre l’arrêté préfectoral le déclarant démissionnaire de ses fonctions, confirmant ainsi son départ définitif de la tête de la municipalité.
Cette décision trouve son origine dans une condamnation prononcée en janvier 2026 : l’élu a écopé de cinq ans d’inéligibilité assortis d’une exécution provisoire, ainsi que de 18 mois de prison avec sursis, dans une affaire liée à l’emploi fictif d’un assistant parlementaire. Sur cette base, le préfet du Vaucluse avait acté sa démission automatique de ses mandats locaux.
Une bataille judiciaire tranchée avant le scrutin
Le maire avait néanmoins réussi à reprendre provisoirement ses fonctions en contestant cette décision devant la justice administrative, suspendant temporairement l’arrêté préfectoral. Le jugement rendu à quelques heures du scrutin municipal met finalement un terme à ce feuilleton judiciaire et politique.
En attendant l’installation d’une nouvelle équipe municipale, l’adjointe Joëlle Eickmayer assure la gestion de la ville. La campagne électorale se déroule dans un climat particulièrement tendu, marqué par la forte influence politique de la famille Bompard à Orange, où Jacques Bompard, père de Yann Bompard, est lui-même candidat.