Voitures électriques : la France à la traîne malgré les efforts du marché
Voitures électriques : la France à la traîne malgré les efforts du marché

Malgré les annonces, les nouveaux modèles et les incitations à la transition énergétique, les voitures électriques peinent toujours à séduire les automobilistes français. Entre janvier et juillet 2025, leurs immatriculations ont reculé de 4,4 %, une baisse certes moins marquée que celle du marché automobile dans son ensemble (-7,9 %), mais qui témoigne d’un essoufflement préoccupant.

Un marché dominé par les hybrides

En dépit de la mise sur le marché de modèles plus abordables comme la nouvelle Renault R5 ou la Citroën ë-C3, les voitures 100 % électriques ne représentent que 17,5 % des immatriculations, soit bien moins que les hybrides, qui culminent à 44,8 %. Les véhicules à essence, pourtant jugés obsolètes par certains décideurs politiques, conservent eux aussi une part significative (23 %). À l’échelle européenne, la situation n’est guère plus brillante : les voitures électriques plafonnent à 15,6 % du marché, tandis que les hybrides s’approchent des 35 %. Ces chiffres sont bien en-deçà des objectifs fixés par Bruxelles, qui espérait voir les électriques dépasser les 22 % d’ici la fin de l’année. Une cible qui semble désormais hors d’atteinte.

Des freins persistants à l’achat

Si l’engouement des Français ne se concrétise pas, c’est en grande partie à cause de la persistance d’obstacles bien identifiés : prix d’achat encore trop élevés malgré les aides, autonomie jugée insuffisante, lenteur de la recharge et pénurie de bornes rapides. Ces handicaps freinent l’adhésion du grand public, qui se tourne plus volontiers vers des solutions hybrides perçues comme plus pratiques et rassurantes. Les pouvoirs publics misent pourtant sur une électrification accélérée du parc automobile pour tenir les engagements climatiques de la France. À ce stade, la dynamique reste trop timide pour amorcer une vraie bascule.

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