UBS solde son litige en France avec un chèque de 835 millions d’euros @AP
UBS solde son litige en France avec un chèque de 835 millions d’euros @AP

UBS et Goldman Sachs, deux des plus grandes banques internationales, ont refusé d’ouvrir des comptes pour la fondation Gaza Humanitarian Fund (GHF), un organisme soutenu par les États-Unis et destiné à coordonner l’aide civile vers Gaza, selon des informations exclusives rapportées par des sources proches du dossier. Ce refus, non annoncé publiquement, soulève des interrogations sur les obstacles bancaires auxquels se heurtent les efforts internationaux de reconstruction dans l’enclave palestinienne.

La fondation GHF, mise en place pour canaliser des fonds vers des projets humanitaires à Gaza tout en évitant qu’ils ne soient détournés par le Hamas, cherche depuis plusieurs mois à établir des canaux financiers fiables et transparents. Toutefois, selon des sources bancaires, UBS et Goldman Sachs ont décidé de ne pas traiter avec l’organisation, invoquant des préoccupations liées à la conformité, à la réputation et à la complexité du risque réglementaire.

Les deux banques auraient redouté que l’ouverture de comptes pour GHF ne les expose à d’éventuelles sanctions, enquêtes ou soupçons de financement indirect d’entités considérées comme terroristes par plusieurs juridictions, malgré les garanties diplomatiques entourant la structure du fonds. Les autorités américaines, qui soutiennent activement la création de GHF, n’auraient pas officiellement commenté ces refus, mais continueraient à travailler avec d’autres institutions pour établir une architecture bancaire alternative.

Ce blocage intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la question de l’aide à Gaza, alors que la région tente de se reconstruire après des mois de guerre. Washington affirme vouloir contourner le Hamas tout en permettant un acheminement rapide et massif de l’aide humanitaire vers la population civile. Le refus de deux institutions financières majeures risque toutefois de freiner la mise en œuvre de ce dispositif.

Selon les mêmes sources, d’autres banques, notamment régionales ou à profil moins exposé, pourraient être sollicitées pour héberger les fonds. La question de la neutralité financière dans des zones de conflit reste un défi majeur pour le secteur bancaire, pris entre obligations humanitaires et exigences réglementaires strictes. En attendant, le démarrage effectif du Gaza Humanitarian Fund reste suspendu à la résolution de ces obstacles logistiques et politiques.

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