Le 31 juillet, en pleine affluence estivale, le Casino de la Plage de Soulac-sur-Mer a été contraint de fermer ses portes sur décision du ministère de l’Intérieur. En cause : des « manquements graves et répétés » aux obligations réglementaires, notamment en matière de lutte contre le blanchiment. Cinq jours plus tard, la direction de l’établissement a publié un communiqué dans lequel elle dénonce une sanction disproportionnée, affirmant qu’aucun fait de blanchiment n’est établi. Selon la direction, les irrégularités reprochées sont anciennes, d’ordre procédural, et ont été corrigées. Depuis avril, plus aucun signalement défavorable n’aurait été relevé dans les contrôles de police. Le casino, qui ne dépend d’aucun grand groupe, évoque des difficultés ponctuelles liées à sa petite taille et déplore une fermeture qui intervient malgré les efforts engagés.
Un coup dur économique et touristique pour la commune
La décision, prise sans attendre l’issue d’un éventuel recours, prive la commune d’un équipement clé en pleine saison. L’établissement emploie plusieurs dizaines de personnes et participe à l’attractivité de Soulac-sur-Mer. Si la mairie n’est pas mise en cause, elle peut désormais choisir de déléguer l’exploitation à un autre opérateur. Un recours gracieux a été déposé auprès du ministère. En parallèle, la direction affirme dialoguer avec la municipalité pour éviter des pertes d’emploi et relancer rapidement l’activité. Elle regrette que la sanction repose sur des faits antérieurs à 2025, alors même que l’établissement aurait, selon elle, retrouvé un fonctionnement régulier et conforme. Reste à savoir si cette défense suffira à infléchir la position des autorités.