D’abord les chiffres, parce qu’ils parlent sans détour: Partouche annonce un chiffre d’affaires en hausse de 3,5% au premier trimestre de son exercice décalé, à 130,8 millions d’euros. Dans le détail, le produit brut des jeux grimpe de 3,4% à 189 millions d’euros, baromètre scruté comme une roulette en fin de tour. La direction s’en félicite et Fabrice Paire, président du directoire, résume l’état d’esprit avec une formule sobre: « un trimestre satisfaisant », y compris si l’on met de côté l’effet lié aux nouveaux établissements intégrés.
Deux tables, deux ambiances, un même pari sur la croissance
Car le moteur du moment a deux adresses bien identifiées: Cannes et Cotonou. Le Casino Partouche Cannes 50 Croisette, acquis fin février 2025, et le casino ouvert à Cotonou fin janvier 2025, dopent mécaniquement le périmètre du groupe, mais l’histoire ne s’arrête pas là: à périmètre constant, le PBJ progresse encore de 1,1% à 185 millions d’euros. Signe qui compte, Cotonou « a déjà atteint l’équilibre » selon Fabrice Paire, qui vante un « petit modèle » jugé pertinent et regarde déjà, sans fanfare mais sans complexe, vers d’autres pistes de développement en Afrique.
En France, la dynamique reste solide avec un PBJ en hausse de 2,2% à 166,4 millions d’euros, porté par toutes les familles de jeux: machines à sous (+0,5%), jeux de table non électroniques (+3,1%) et surtout jeux électroniques (+11,8%), preuve que le joueur d’aujourd’hui aime aussi le bouton autant que le tapis vert. Autre élément favorable: la loi de finances promulguée fin février pérennise les clubs de jeux parisiens, et Partouche prépare l’ouverture au printemps de son Partouche Casino Club, transféré près de l’Arc de Triomphe et appelé à devenir le plus grand de la capitale, avec à la clé un siège agrandi et une vitrine plus ambitieuse, comme si le groupe voulait ancrer durablement sa chance au cœur de Paris.